
Grossesse & Post-partum
Accompagner les changements du corps pendant la grossesse et après la naissance
Douleurs lombaires ou pelviennes, fuites urinaires, préparation corporelle à l’accouchement, rééducation périnéale et abdominale, diastasis, cicatrices ou reprise du sport : les besoins peuvent être très différents d’une femme à l’autre et évoluer tout au long de cette période.
Pendant la grossesse comme après la naissance, je pars de la raison pour laquelle vous venez, de ce que vous ressentez et de vos besoins à ce moment précis.
L’objectif est de vous aider à comprendre les changements de votre corps, à prendre en charge les difficultés lorsqu’elles sont présentes et à vous accompagner progressivement vers les activités qui comptent pour vous.
Pendant la grossesse
Pourquoi consulter en kinésithérapie pendant la grossesse ?
La kinésithérapie peut avoir sa place à différents moments de la grossesse, notamment en cas de :
- douleurs lombaires ou lombo-pelviennes ;
- douleurs du bassin ou des articulations sacro-iliaques ;
- tensions musculaires ;
- douleurs pelvi-périnéales ;
- fuites urinaires ou autres symptômes périnéaux ;
- difficultés liées à certains mouvements ou activités ;
- besoin d’une préparation corporelle à l’accouchement.
Pendant la grossesse, il n’existe pas un bilan unique : je pars de la raison pour laquelle vous venez me voir.
En cas de fuites urinaires pendant la grossesse, un bilan du fonctionnement du périnée peut être proposé afin d’adapter la prise en charge. Pour en savoir plus sur ma façon de réaliser le bilan et la rééducation, vous pouvez consulter la page dédiée à la rééducation périnéale et aux douleurs pelvi-périnéales.
Je commence par vous demander où vous en êtes dans votre grossesse et ce qui vous amène à consulter.
Le bilan est ensuite adapté à votre motif de consultation. Une femme qui vient pour des douleurs lombaires n’aura pas nécessairement besoin de la même évaluation ni de la même prise en charge qu’une femme qui consulte pour des fuites urinaires ou pour préparer physiquement son corps à l’accouchement.
Nous parlons de vos symptômes, de votre quotidien, de votre activité physique et de ce qui vous gêne réellement.
Et parce que la grossesse ne se résume pas à un ensemble de douleurs ou de changements physiques, la consultation peut aussi être l’occasion de parler de l’accouchement, de l’allaitement et des questions que vous vous posez autour de cette période.
Lorsque vous consultez pour des douleurs lombaires, lombo-pelviennes ou au niveau du bassin, j’oriente mon bilan en fonction de vos symptômes.
Je peux notamment m’intéresser à :
- la mobilité du bassin ;
- la mobilité des articulations sacro-iliaques ;
- les tensions musculaires ;
- le fonctionnement du transverse ;
- la mobilité lombaire, lorsque cela est possible et adapté à votre situation ;
- les mouvements ou activités qui déclenchent ou aggravent vos douleurs.
La prise en charge peut ensuite associer, selon les besoins, un travail manuel, de la mobilité, des exercices sollicitant le transverse et des conseils adaptés à votre quotidien.
L’objectif n’est pas simplement de traiter une zone douloureuse, mais de comprendre ce qui peut participer à vos symptômes et ce qui peut vous aider à bouger plus confortablement.
Préparer le corps en lien avec la physiologie et la biomécanique de la naissance
Lorsqu’une femme vient me voir pour une préparation corporelle à l’accouchement, je commence par lui demander comment elle envisage son accouchement, s’il s’agit de sa première grossesse, quelles sont ses attentes et les éventuelles questions qu’elle se pose.
Nous pouvons ensuite aborder et travailler différents éléments :
- comprendre le rôle du périnée pendant l’accouchement ;
- prendre conscience de la contraction et surtout du relâchement périnéal ;
- identifier les muscles qu’il peut être utile de renforcer et ceux qu’il peut être intéressant de détendre ;
- travailler la respiration ;
- aborder des outils corporels de gestion de la douleur ;
- travailler la mobilité du bassin ;
- favoriser un bassin libre et mobile afin d’accompagner l’engagement et la progression du bébé ;
- comprendre les liens entre le périnée, le transverse, la respiration et le mouvement.
L’objectif n’est pas d’apprendre une seule façon d’accoucher, mais de mieux comprendre son corps et de lui donner des outils pour s’adapter aux différentes étapes de la naissance.
Cette préparation corporelle s’inscrit en complément du suivi obstétrical et de la préparation à la naissance assurée par les sages-femmes.
Après l’accouchement : accompagner la récupération en post-partum
Le post-partum ne se résume pas au périnée
Après la naissance, la rééducation périnéale a une place importante, mais je m’intéresse également aux abdominaux, au diastasis, aux éventuelles douleurs, aux cicatrices et à la reprise progressive des activités physiques et sportives.
Et je commence aussi par une question toute simple :
Comment ça se passe avec votre bébé ?
Parce que les premières semaines et les premiers mois après une naissance changent profondément le quotidien. Porter son bébé, donner le sein ou le biberon, se relever fréquemment, pousser une poussette, porter un cosy ou manquer de sommeil peuvent aussi influencer la manière dont le corps récupère.
Je cherche notamment à savoir s’il existe :
- des douleurs lombaires ou lombo-pelviennes ;
- des douleurs abdominales ;
- des douleurs périnéales ;
- des fuites urinaires ou d’autres symptômes périnéaux ;
- une gêne au niveau d’une cicatrice ;
- des difficultés dans les gestes du quotidien ;
- des questions concernant la reprise de l’activité physique ou sportive.
La rééducation post-partum ne consiste pas seulement à retrouver un périnée qui se contracte : elle vise à accompagner la femme dans sa récupération et dans les contraintes réelles de sa nouvelle vie quotidienne.
Le bilan périnéal post-partum suit les mêmes principes que toute rééducation périnéale : je cherche à comprendre comment fonctionne votre périnée, et pas uniquement à mesurer sa force.
J’évalue notamment sa capacité à se contracter, à se relâcher, à maintenir une contraction lorsque cela est nécessaire et à se coordonner au bon moment. Je m’intéresse également à votre perception du périnée et à son fonctionnement en lien avec la respiration et les abdominaux.
Selon le bilan, la prise en charge peut intégrer un travail avec une sonde pour améliorer la perception, un travail manuel en présence de tensions ou de douleurs, un renforcement lorsque cela est nécessaire ou des exercices plus globaux associant le périnée, le transverse, la respiration et le mouvement.
Comme pour toute rééducation périnéale, le traitement dépend de ce que nous trouvons au bilan.
Pour une explication plus détaillée de ma façon de réaliser le bilan et de choisir le traitement, vous pouvez consulter la page dédiée à la rééducation périnéale et aux douleurs pelvi-périnéales.
En post-partum, j’accorde une place particulière au travail abdominal.
J’évalue notamment la présence éventuelle d’un diastasis des grands droits et le fonctionnement du transverse, puis j’adapte les exercices en fonction du bilan.
L’objectif est de retrouver progressivement une fonction abdominale adaptée aux contraintes du quotidien : se relever, porter son bébé, porter des charges et, plus tard, reprendre une activité physique ou sportive.
Le travail du périnée et des abdominaux n’est pas envisagé séparément : je cherche progressivement à les intégrer avec la respiration et le mouvement.
Je recherche également la présence de douleurs au niveau du périnée, du ventre, du bassin ou des lombaires, ainsi que d’éventuelles gênes liées aux cicatrices de césarienne, d’épisiotomie ou de déchirure.
Lorsqu’une douleur, une adhérence ou une gêne est présente, elle est intégrée au bilan afin de déterminer ce qui peut être proposé en kinésithérapie.
Oui, cela peut tout à fait être pertinent.
La rééducation que je propose en kinésithérapie peut être complémentaire de celle réalisée avec votre sage-femme, en intégrant notamment un travail plus spécifique des abdominaux, du mouvement et de la reprise progressive des activités physiques et sportives.
Avoir terminé sa rééducation périnéale ne signifie pas forcément que l’accompagnement doit s’arrêter là : l’étape suivante peut être de réintégrer progressivement le périnée et les abdominaux dans le mouvement, le port de charges et la reprise du sport, mais aussi de prendre en charge d’autres besoins spécifiques du post-partum, comme le travail des cicatrices, notamment après une césarienne.
Parce qu’après un accouchement, la rééducation continue aussi en dehors du cabinet
En post-partum, je fais beaucoup de prévention autour du port de charges et des contraintes du quotidien.
Le corps a traversé une grossesse et un accouchement, et les effets hormonaux, notamment ceux liés à la relaxine, peuvent encore influencer les tissus et les articulations pendant un certain temps.
Or, dans le même temps, les contraintes physiques augmentent rapidement : le bébé grandit, on le porte de nombreuses fois par jour, et le cosy peut vite devenir une charge importante.
Nous pouvons donc parler concrètement de la façon de :
- porter et déplacer le cosy ;
- porter son bébé ;
- gérer les charges du quotidien ;
- solliciter les abdominaux et le périnée lors des efforts ;
- adapter certains gestes lorsque cela est nécessaire.
L’objectif n’est pas d’avoir peur de bouger ou de porter, mais de savoir comment accompagner progressivement le corps dans ces contraintes.
La reprise du sport dépend du type d’accouchement, de la récupération, des éventuels symptômes, mais aussi du fonctionnement du périnée et des abdominaux.
Lorsque le bilan est satisfaisant et que le périnée et la fonction abdominale permettent de progresser, nous pouvons discuter de la reprise de l’activité physique et sportive.
J’aborde notamment la question des sports à impact, comme la course ou les activités avec des sauts, qui imposent des contraintes particulières au périnée et nécessitent une reprise progressive adaptée.
L’allaitement peut également être pris en compte dans cette réflexion, afin d’accompagner une reprise sportive cohérente avec la situation et le quotidien de chaque femme.
Il ne s’agit pas simplement d’attendre une date précise pour reprendre le sport, mais de tenir compte du bilan, des symptômes, de l’activité souhaitée et de la manière dont le corps répond progressivement aux contraintes.
Une prise en charge qui évolue avec vous
Pendant la grossesse, une femme peut consulter pour une douleur, des fuites urinaires ou simplement pour mieux préparer son corps à l’accouchement.
Après la naissance, les besoins changent : récupération périnéale et abdominale, diastasis, douleurs, cicatrices, port du bébé et du cosy, puis retour progressif à l’activité physique et au sport.
C’est pourquoi je ne propose pas un protocole identique à toutes les femmes.
Je pars de l’étape où vous en êtes, de ce que vous ressentez, de votre quotidien et de vos objectifs pour adapter la prise en charge à vos besoins.
