Pédiatrie

La kinésithérapie peut être proposée en présence :

  • d’une plagiocéphalie ou d’une brachycéphalie ;
  • d’un torticolis congénital ;
  • d’une préférence rotationnelle persistante ;
  • d’un retard ou de difficultés dans les acquisitions motrices ;
  • d’une hypotonie ;
  • d’une prématurité nécessitant un accompagnement du développement moteur ;
  • d’inquiétudes concernant le développement psychomoteur ;
  • d’une limitation de mobilité cervicale ;
  • d’asymétries posturales ou motrices.

Le bilan est orienté par le motif d’adressage, les antécédents de grossesse, de naissance et le développement de l’enfant.

Selon la situation clinique, il comprend notamment l’évaluation :

  • du développement moteur et des acquisitions motrices ;
  • de la qualité des mouvements spontanés ;
  • du contrôle postural et des réactions posturales ;
  • de la posture, des asymétries et des stratégies de compensation ;
  • de la mobilité cervicale, du tronc et des membres ;
  • des facteurs environnementaux pouvant influencer le développement moteur.

Selon les éléments retrouvés lors du bilan, la prise en charge peut comprendre :

  • un travail de mobilité cervicale lorsqu’une limitation est retrouvée ;
  • un accompagnement du développement moteur visant à limiter les compensations et à favoriser des acquisitions motrices harmonieuses ;
  • des situations de jeu favorisant la motricité libre, les explorations sensori-motrices et l’émergence de nouvelles compétences motrices ;
  • des conseils de positionnement, de portage et d’aménagement de l’environnement de l’enfant, respectant les recommandations de couchage visant à prévenir la mort inattendue du nourrisson.

La kinésithérapie peut être proposée en présence :

  • d’une malposition ou d’une déformation du pied ;
  • d’une limitation de mobilité du pied ou de la cheville ;
  • d’une asymétrie des pieds ou des membres inférieurs.

Le bilan est orienté par le motif d’adressage, les antécédents de grossesse, de naissance et l’examen clinique.

Selon la situation clinique, il comprend notamment l’évaluation :

  • de la morphologie et du positionnement du pied ;
  • de la mobilité du pied et de la cheville ;
  • de la souplesse et de la réductibilité de la déformation lorsqu’elle est présente ;
  • de la symétrie des membres inférieurs ;
  • des éventuelles limitations fonctionnelles associées ;
  • du développement moteur lorsque cela est pertinent.

Selon les éléments retrouvés lors du bilan, la prise en charge peut comprendre :

  • un travail de mobilité lorsqu’une limitation est retrouvée ;
  • des mobilisations et des stimulations motrices adaptées ;
  • la mise en place d’un strapping correcteur lorsque celui-ci est indiqué ;
  • des conseils destinés aux parents afin de favoriser l’évolution du pied et le transfert des acquis dans les activités de la vie quotidienne.

La kinésithérapie peut s’intégrer dans la prise en charge pluridisciplinaire des difficultés alimentaires et des troubles des fonctions oro-myofaciales du nourrisson et de l’enfant.

Elle ne se substitue pas à la recherche ou au traitement d’une éventuelle cause médicale, ORL, dentaire ou orthodontique.

Une évaluation kinésithérapique peut être pertinente notamment en présence de :

  • respiration buccale ou difficultés à maintenir une respiration nasale ;
  • posture linguale basse ou inadéquate au repos ;
  • mobilité ou coordination linguale diminuée ;
  • déglutition atypique ;
  • difficultés de mastication ou de gestion des aliments en bouche ;
  • difficultés lors de la diversification ou du passage aux morceaux ;
  • difficultés avec certaines textures ou consistances ;
  • répertoire alimentaire restreint lorsque des composantes sensori-motrices ou oro-motrices sont suspectées ;
  • troubles fonctionnels associés à une prise en charge orthodontique ;
  • suspicion de frein buccal restrictif ;
  • besoin d’un accompagnement fonctionnel avant ou après une frénotomie ou une frénectomie.

Les difficultés alimentaires pouvant être multifactorielles, le bilan vise à identifier les composantes susceptibles de relever de la prise en charge kinésithérapique et la nécessité éventuelle d’une orientation complémentaire.

Le bilan est adapté à l’âge de l’enfant, à son développement, au motif d’adressage et aux éléments déjà recueillis par les autres professionnels.

Selon la situation clinique, il peut comprendre l’évaluation :

  • de la respiration et de la posture de repos oro-faciale ;
  • de la mobilité et du contrôle de la langue, des lèvres et des joues ;
  • des éventuelles compensations oro-faciales ;
  • de la mastication et de la déglutition ;
  • des compétences oro-motrices nécessaires à l’alimentation ;
  • de la gestion des différentes textures, consistances et morceaux ;
  • des composantes sensori-motrices susceptibles d’intervenir dans les difficultés alimentaires ;
  • de l’installation et de l’organisation posturale au cours du repas ;
  • du retentissement fonctionnel d’un éventuel frein buccal.

L’évaluation d’un frein ne repose pas uniquement sur son aspect anatomique. Elle s’intéresse à sa mobilité, à son retentissement sur les fonctions et aux éventuelles compensations associées.

La prise en charge est individualisée en fonction des éléments retrouvés lors du bilan et des besoins de l’enfant.

Selon la situation, elle peut viser à :

  • favoriser une respiration nasale fonctionnelle lorsqu’elle est possible ;
  • améliorer la posture de repos et la mobilité linguale ;
  • développer le contrôle et la coordination des structures oro-faciales ;
  • travailler la mastication et la déglutition ;
  • développer les compétences oro-motrices et sensori-motrices nécessaires à l’alimentation ;
  • accompagner progressivement la gestion des textures et des morceaux ;
  • optimiser l’installation de l’enfant au moment des repas ;
  • favoriser le transfert des compétences acquises dans les situations du quotidien.

Dans le cadre d’un frein buccal restrictif, la prise en charge fonctionnelle ne conduit pas systématiquement à un geste chirurgical. Lorsqu’une frénotomie ou une frénectomie est indiquée par le professionnel médical ou dentaire compétent, la kinésithérapie peut intervenir avant et/ou après le geste afin de travailler la mobilité, les fonctions concernées et les compensations associées.

Lorsque les difficultés sont complexes ou dépassent le champ de la kinésithérapie, la prise en charge s’intègre dans un travail coordonné avec les différents professionnels impliqués auprès de l’enfant.